CR : RIP Stampede
Posté dans Compte rendus 2010 le 16 juillet 2010 par UM02CR : Rochester 2-1 IMFC
Le rendez-vous pour cet avant-dernier déplacement dans le sous-bras de l’Amérique était fixé à 6h30. Évidemment, c’est souvent trop compliqué pour tout le monde d’arriver à l’heure. C’est donc avec un léger retard que nous embarquions dans un autobus sorti d’un autre millénaire pour faire les quelques 6 heures de route pour nous rendre à destination.
S’en est suivi une ingurgitation de liquide épouvantable, de pâtisseries gracieusetés d’une des participantes, des débats endiablés et des photos pour le moins inusitées. Évidemment, il a fallu faire d’innombrables arrêts culturels le long du chemin histoire de visiter des lieux épanouissants.
Le passage de la frontière américaine relève tout le temps du défi. Alors que jadis un abruti avait un passeport expiré depuis 3 ans, cette fois c’est un détenteur de visas russes qui allait soulever l’attention. Étant donné qu’il avait déjà ingurgité une quantité impressionnante d’alcool pour l’heure qu’il était, il a fallu l’attendre comme des cons dans le bus pour 20 minutes. Le retour de ce russian spy a été souligné comme il se doit.
Le reste du voyage s’est déroulé dans l’ordre, dans la mesure du possible. Nous sommes arrivés pratiquement à l’heure au fameux Dinosaur BBQ, seul endroit potable ouvert à Rochester. Après avoir déployé nos couleurs sur le grillage devant la terrasse, nous avons pris possession de l’endroit. Bière, bouffe et match de la coupe du monde ont constitué l’essentiel de ce début d’après-midi. Certains, ne renonçant à rien ont choisi d’aller explorer le coin, histoire de voir un peu le désastre qu’est cette ville. Ils n’ont pas été déçus, traversant les ruines de l’ancien métro, admirant des bâtiments fermés et des rues désertes, à l’exception de quelques badauds. C’est au stade que tout le groupe s’est dirigé au retour.
Rendu là, on a croisé les joueurs et des membres de leurs familles qu’on avait vues à Cleveland l’an dernier. Nous avons pris place au balcon, au dessus des loges corporatives finalement bâties, non sans passer devant un vendeur de vuvuzelas. Comme quoi Rochester suit la vague mondiale sans délais. Nous avons mis nos drapeaux et bannière et accueillis les joueurs de l’Impact et des Rhinos comme il se doit. Le stade s’est alors rempli tranquillement jusqu’au tiers de sa capacité pour le coup d’envoi.
Alors que jadis le groupe de supporters local avait quelques écharpes et une grosse bannière laide, cette année, c’est un drapeau de Leeds United qui prend toute la place, assez en fait pour faire en sorte que la bâche principale du groupe soit installée croche et pratiquement illisible. Bien que la tribune derrière la bâche rassemble plus de 3000 livres humaines, c’est environ 8 personnes qui sont derrière. Comme quoi certaines choses ne changent pas.
De notre coté le match commence tout en puissance et en drapeaux, parce que ceux-ci sont maintenant autorisés dans le stade. C’est donc une première pour ceux-ci et nous sommes les seuls à nous faire entendre dans tout le stade. C’est vers la 30ième minute qu’un événement particulier se produit. Une scène impensable il y a un an. Un des nôtres, avec les esprits pour le moins embrouillés, s’est dirigé avec le plus gros drapeau dans la section du défunt Stampede. C’est la stupeur dans notre section, cet abruti va se faire tabasser et il va perdre notre drapeau…..mais non. Rien. Aucune réaction des abrutis d’en face et il sera escorté dans notre section pour le retour. Hallucinant. Mais ce n’est pas tout. Vint la mi-temps, scène d’un spectacle incroyable. Ah oui, au fait, on s’est pris un but dans les arrêts de jeu, histoire d’être bien mal parti pour la deuxième demie.
C’est donc la mi-temps et nous voyons s’avancer vers l’entrée des joueurs les obèses qui se terrent derrière la bâche toute croche du Stampede. Ils se dirigent vers le centre du terrain où a lieu….un concours de mangeurs de hot-dogs. Oui. Rien de moins.
La deuxième demie s’est déroulée avec la même ambiance, malgré le fait qu’on se soit pris un autre but et que le résultat final soit le même qu’en 2007, la défaite (malgré un but en fin de partie). Après le match nous sommes restés longtemps dans le stade à chanter et à célébrer la mort définitive dans l’indifférence de leur groupe de supporters, tout en conspuant les célébrités locales. La sortie du stade s’est faite sans difficultés, et nous avons pu saluer quelques joueurs, tout le temps les mêmes en plus, merci les gars.
Le retour a ressemblé pas mal à l’aller, sauf que certains avaient véritablement abusé. On a eu droit à des révélations-chocs sur des sujets débiles, des photos atroces d’autres, le tout, pendant qu’on terminait les bières en cannettes. Le bus est arrivé en un morceau à Montréal à l’aube dimanche matin. Comme quoi, chaque déplacement avec les Ultras Montréal est épique.



