Top 10 de l’histoire des Ultras Montréal (No 10 : La genèse)

Posté dans Top 10 le 3 janvier 2012 par UM02


Ultras Montréal : 10 ans et toujours debout

Dix. Dix sera le nombre clé à partir d’aujourd’hui. Pourquoi? Les Ultras Montréal fêteront leurs dix ans en 2012. Dès aujourd’hui, nous vous présenterons, à raison d’une publication par semaine, un décompte de dix faits marquants ou moments qui ont défini l’histoire du groupe et moulé son identité. Dix faits présentés au cours des dix prochaines semaines pour souligner les dix ans du groupe, ce qui nous mènera au premier match de l’Impact de Montréal en MLS, le… 10 mars.


Top 10 des moments marquants de l’histoire des Ultras Montréal

Numéro 10 : La genèse

Bien que l’histoire du groupe ait été ponctuée de certains moments difficiles, le plus dur, comme pour tout groupe, a été de faire nos premiers pas. Dans un contexte peu favorable où le simple fait de chanter était parfois accueilli avec une certaine agressivité de la part des autres spectateurs, la survie du kop à sa première saison était un défi plus difficile que nous l’avions imaginé… Retour sur la naissance des Ultras Montréal et sur nos premiers balbutiements.

Si l’avenir de l’Impact semble plus qu’assuré de nos jours, en 2001, le portrait était tout autre. Le groupe Ionian, propriétaire à l’époque, avait littéralement abandonné le navire et le club se mourait devant des tribunes quasi désertes. Au mois d’août, les supporters des Lynx de Toronto profitaient de l’occasion pour débarquer ici en nombre afin de supporter bruyamment leur équipe. Malgré la victoire de l’Impact (3-0… ha!), c’est avec un goût amer en bouche que certains Montréalais repartirent à la maison. Joey Saputo, qui avait été nommé administrateur du club mis sous tutelle par la ligue, rencontra Daniel, cofondateur des UM02, lors d’un entraînement public et lui glissa lors de leur discussion que l’Impact aurait bien besoin d’un groupe de supporters comme ceux qui étaient venus de Toronto. Mais la graine avait cependant déjà été semée. Au dernier match de la saison, Daniel remarque dans la tribune Patrice (aussi connu sous le nom de Pytha), présent avec deux amis et un tambour. Il les rejoint. Convaincus qu’il faut créer de l’ambiance au stade, les deux échangent leurs coordonnées… au cas où l’Impact reviendrait la saison suivante.

Des premiers pas modestes…

L’avenir du club ayant été assuré pour cinq ans l’automne suivant avec l’arrivée de Saputo, du Gouvernement du Québec et d’Hydro-Québec aux commandes, le projet Ultras Montréal était lancé par Daniel et Patrice. Après des discussions avec le club pour leur faire part de ses intentions,  le groupe était prêt à prendre son envol. Le 26 mai 2002 (une victoire de 2-0 contre Toronto…. ha!), c’est avec deux directives claires que le groupe investit pour la première fois ce qui deviendra au fil des ans « son » coin des estrades populaires du Complexe Claude-Robillard : rester debout tout le match et encourager sans cesse l’Impact. Dix ans plus tard, les deux mêmes principes forment toujours les fondations de la mentalité du groupe.

Cette première saison fut difficile. « Ce fut une série de matches oubliables, avec un stade assez vide, avant un match de 4-1 contre Cincinnati (le premier match avec plus de 3 000 personnes). La plupart du temps, on était une poignée, avec une équipe de jeunes comme support », se souvient Daniel, cofondateur des UM02. Une saison ardue où des spectateurs « passifs » de plus en plus nombreux mirent de la pression sur un kop qui ne grandissait pas, le tout non sans insultes, menaces et agressivité (notamment un père de famille hors de lui qui aspergea plusieurs membres du groupe de boisson gazeuse). Vers la fin de la saison, le moral n’y était plus et plusieurs membres se mirent à douter de la faisabilité du projet. « On n’avait pas vu vraiment d’amélioration en cours de saison, et vu que le stade se remplissait, il fallait se battre de plus en plus pour notre espace, explique Daniel. J’étais parti deux semaines et à mon retour, la dizaine de personnes qui formait le kop avait été reléguée à l’arrière de la section, puisque les monsieurs Dodge Caravan chiâlaient à cause du monde debout, des tambours et des drapeaux. »

Le match qui a sauvé le kop…

Puis vinrent les séries, et une première ronde marquée par une prestation vocale lasse et démotivée. Le kop était au bord du gouffre. C’est là que tout a basculé. En deuxième ronde, les champions en titre, les Raging Rhinos de Rochester, débarquaient en ville le 12 septembre 2002, un vendredi soir. « Comme d’habitude, il n’y avait pas de billets de groupes, donc le stade était moins rempli, et évidemment, ça a bénéficié au kop. Du coup, on s’est retrouvés avec une quarantaine de jeunes supporters dans le kop, qui embarquaient, qui chantaient, qui sautaient – finalement! », de dire Daniel. Pour la première fois, l’Impact avait donc derrière lui un kop, un vrai. Drapeaux, mégaphone, fumigène (le premier!) et beaucoup beaucoup d’énergie. Ce match avait sauvé le kop et ravivé la flamme des Ultras Montréal. « Ce fut le match qui nous a encouragé à continuer et à se dire que si on pouvait être au moins autant, on serait correct », conclut Daniel. Malgré l’élimination en séries, un kop était né…

 

Le saviez-vous?

  • C’est le 19 mai 2002 que les Ultras Montréal ont été présents pour la première fois en tant que groupe à un match de l’Impact.  Celui-ci s’est déroulé à Chambly et opposait l’Impact à… une équipe de célébrités incluant notamment Bruny Surin.
  • C’est le 18 août 2002 que le groupe a effectué le premier déplacement de son histoire, à Toronto. Un déplacement effectué en train avec des billets gracieusement offerts par… Joey Saputo.

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